Au Jardin Métis…

Un globe en violet


Un bijou végétal



une éclipse voilée…

une éclipse voilée vague et roulée
chantanle et jazzanque en pendale

Le majestueux Fleuve – 2

Un monumental miroir




Le majestueux Fleuve

Quelques vues de la falaise du Cap-à-l’Aigle







renouveau

O souvenir! printemps! aurore!
( Hugo, Les Contemplations )


… au cours du février …

… la neige a couvert… puis recouvert… enfin voilé… puis encore tapissé le jardin, derrière ma terrasse … jusqu’à ce que le mars arrive…


3 février 2025


13 février 2025


13 février 2025


28 février 2025


3 mars 2025


l’éternité…

l’éternité est un rêve qui s’effiloche dans le sillage, les sillages du temps

un écoulement

et si il n’est jamais eu commencement ni présent ni fin… infinité… être

Passage entre l’été et l’automne : les dahlias










jouissance

… elle s’enivre de la lumière du soleil, en ce jour de la transition entre l’été et l’automne…



illuminations

l’œil saisi d’être…



Exploration : la main qui danse sur le papier


Jeudi, 20 octobre 2022

Fin d’après-midi, sous un ciel gris pesant, contemplant ma cour-arrière, suivant le rythme d’une musique intime, ma main fait danser un bâtonnet de pastel sur du papier…

Vendredi 21 octobre

Le lendemain, en matinée, sous un ciel lumineux, je contemple le même paysage ; la main récidive, elle replonge sur le papier, elle s’amuse, elle folichonne, glissant les bâtonnets de pastel de toutes les couleurs automnales…



Mi-journée, même journée…

««« … »»»

des feuilles d’arbres, à l’automne

Avant de se coucher sur le sol…


… sur une rocaille …



d’autres contemplations des arbres…








entrecroisements

densité profonde

d’un fouillis dans le boisé

pleine conscience


Quelques balises de cheminement …

… d’un phare à un autre autour de la Gaspésie –
août basculant en septembre 2021

Phare de Métis-sur-Mer, à l’entrée de la Gaspésie

Phare de la Pointe-à-la-Renommée

Il ventait beaucoup ce jour-là. Un avant-goût, aux derniers jours d’août, de l’automne qui viendrait bientôt.
Par un temps favorable, la lentille de Fresnel de ce phare projette son feu jusqu’à 80 km de distance, jusqu’à l’île d’Anticosti. C’est un site historique : en 1905, Marconi y réussi, pour la première fois dans le monde, une communication de télégraphie sans fil avec un navire au large.

La lentille Fresnel projette son jet de lumière à de très longue distance
Perché sur une falaise dominant le fleuve Saint-Laurent, à l’Anse-à-Valleau

Là où le fleuve rejoint le Golfe Saint-Laurent, au Cap-des-Rosiers…
…le Phare de Cap-des-rosiers…
… le plus haut phare du Canada domine l’entrée du fleuve.

Phare de Cap d’espoir
Phare de Carleton-sur-Mer


Souvenirs d’août

Une promenade au Jardin de Métis-sur-Mer — 23 août 2021

étoile
une fleur dans le bain saluant ses voisines
verdures
écumes voguant sur une vague verte
collantes
flottant dans la brise
cascade végétale
le coin touffu
laisser faire
bordure
entre les veines minérales
sous le pommier
dernier regard


Résilience de la vie

Souvenir d’été – 2è série

*** *** ***



Regards sur des fouillis verts

Souvenirs d’été…

verdures touffues

***

embranchements

La flamme d’une chandelle, de Gaston Bachelard

Une rêverie au cours d’une soirée sereine

Au rythme d’une longue méditation, d’une contemplation, je prolonge ma relecture de La flamme d’une chandelle de Gaston Bachelard… relisant parfois des phrases, des paragraphes, des pages entières, ruminant… inspiré… solitaire, me haussant à la verticalité d’une flamme de chandelle…

Ressuscité du fond d’un tiroir de la mémoire, le souvenir d’une soirée, il y a environ un demi-siècle, où, illuminé par la lecture de ce poème philosophique, j’avais étudié comment saisir une image de cette flamme…

Quelques glanures d’envoûtement…


La solitude du rêveur de chandelle

Quelle révélation fut pour moi le Dictionnaire des onomatopées françoises du bon Nodier. Il m’a appris à explorer avec l’oreille la cavité des syllabes qui constituent l’édifice sonore d’un mot. Avec quel étonnement, avec quel émerveillement, j’ai appris que, pour l’oreille de Nodier, le verbe clignoter était une onomatopée de la flamme de chandelle ! Sans doute, l’œil s’émeut, la paupière tremble quand la flamme tremble. Mais l’oreille qui s’est donnée tout entière à la conscience d’écouter a déjà entendu le malaise de la lumière. On rêvait, on ne regardait plus. Et voici que le ruisseau des sons de la flamme coule mal, les syllabes de la flamme se coagulent. Entendons bien : la flamme clignote.

Les trois syllabes de la flamme de chandelle se heurtent, se brisent l’une contre l’autre. Cli, gno, ter, aucune syllabe ne veut se fondre dans l’autre. Le malaise de la flamme est inscrit dans les petites hostilités des trois sonorités. Un rêveur de mots n’en finit pas de compatir avec ce drame de sonorités.

Ah ! ces rêveries vont trop loin. Elles ne peuvent naître que sous la plume d’un philosophe perdu dans ses songes. Il oublie le monde d’aujourd’hui où le clignotement est un signe étudié par les psychiatres, où le « clignotant » est une mécanique qui obéit au doigt de l’automobiliste.


La verticalité des flammes

Mais, avant de philosopher, peut-être faut-il revoir; peut-être, faute de revoir, faut-il réimaginer ce rare phénomène du foyer quand la flamme tranquille détache de son être des flammèches qui s’envolent, plus légères et plus libres sous le manteau de la cheminée.

Et quand la sur-flamme reprenait existence, vois, mon enfant, me disait la grand-mère, ce sont les oiseaux du feu. Alors, moi-même rêvant toujours plus loin que paroles d’aïeule, je croyais que ces oiseaux du feu avaient leur nid au cœur de la bûche, bien caché sous l’écorce et le bois tendre. L’arbre, ce porte-nids, avait préparé, tout au cours de sa croissance, ce nid intime où nicheraient ces beaux oiseaux du feu.


La lumière de la lampe

C’est à la vie lente que nous ramène la compagnie vécue des objets familiers. Près d’eux, nous sommes repris par une rêverie qui a un passé et qui cependant retrouve chaque fois une fraîcheur. Les objets gardés dans le « chosier », dans cet étroit musée des choses qu’on a aimées, sont des talismans de rêverie. On les évoque, et déjà, par la grâce de leur nom, on s’en va rêvant d’une très vieille histoire. Aussi, quel désastre de rêverie quand les noms, les vieux noms s’en viennent à changer d’objet, à s’attacher à une autre chose que la bonne chose du vieux chosier !

Ceux qui ont vécu dans l’autre siècle disent le mot lampe avec d’autres lèvres que les lèvres d’aujourd’hui. Pour moi, rêveur de mots, le mot ampoule prête à rire. Jamais l’ampoule ne peut être assez familière pour recevoir l’adjectif possessif. Qui peut dire maintenant : mon ampoule électrique comme il disait jadis : ma lampe ? … L’ampoule électrique ne nous donnera jamais les rêveries de cette lampe vivante qui, avec de l’huile, faisait de la lumière. Nous sommes entrés dans l’ère de la lumière administrée. Notre seul rôle est de tourner un commutateur. … Un doigt sur le commutateur a suffi pour faire succéder à l’espace noir l’espace tout de suite clair. Le même geste mécanique donne la transformation inverse. Un petit déclic dit, de la même voix, son oui et son non. … Mais, en acceptant la mécanique, le phénoménologue a perdu l’épaisseur phénoménologique de son acte.


Post-scriptum :

Relisant, depuis quelques jours, cette rêverie de Bachelard sur la flamme d’une chandelle, d’une lampe à l’huile, je me suis souvenu aussi de mon passage dans les galeries du Louvre à peu près à la même époque, il y aura cinquante ans dans quelques mois. Ce n’est pas le tableau de la Joconde qui a retenu le plus mon attention, mais plutôt, plus que d’autres tableaux, ceux de Georges de La Tour, La Madeleine à la veilleuse entre autres, mais particulièrement le Saint-Joseph charpentier.

L’étude attentive du jeu de la lumière d’une chandelle dans plusieurs tableaux de La Tour, m’avait certes fasciné. Mais aussi, qu’à chaque fois que j’examinais une image du tableau de Saint-Joseph charpentier au cours des années subséquentes, je me suis graduellement rendu compte que ce fut la première fois que j’ai pris conscience que je pourrais devenir père un jour. Mais cela, c’est une tout autre histoire.

Février

Une récapitulation photographique

Samedi, 6 février : sortie dans le Parc Maisonneuve

Éléonore s’élance dans la côte…

Lundi, 15 février : promenade, aller-retour de la boulangerie, en passant à travers le parc Louis-Riel

Souvenirs de l’été dernier, rêve à l’été à venir

… une quinzaine de minutes plus tard, revenant de la boulangerie : un autre regard en traversant le parc…

Parure hivernale, dénuée, sous un ciel qui diffuse une lumière diaphane

Dimanche, 21 février : une matinée splendide

L’heure de cueillir ces fruits frais…

Jeudi, 25 février : sous un ciel éclatant, de retour pour la collation du matin

Vendredi, 26 février : une longue promenade dans le Parc Lafontaine…