Chemin faisant vers les Iles… lentement

 

… à l’aller, le 23 août 207

Après un arrêt au Phare de Pointe-au-père, nous nous permettons un petit détour pour faire une pause au Centre d’art Marcel Gagnon, à Sainte-Flavie – la Porte de la Gaspésie.

On sent l’air du grand fleuve.

La marée est basse au moment de notre arrivée peu avant midi. Les personnages du Grand rassemblement sont tous alignés sur la grève. Nous constatons qu’ils sont beaucoup plus nombreux que ceux que nous avions admirés lors de notre dernier tour de la Gaspésie il y a un peu moins d’une quinzaine d’années.

Avant de nous diriger vers le restaurant, la coureuse de grèves prend le temps de faire connaissance avec ceux qu’elle n’avait pas rencontrés la dernière fois.

À marée basse, au Centre d’art Marcel Gagnon, on peut admirer l’ensemble complet des dizaines de personnages du Grand rassemblement, alignés en rangée sur la grève.

 

On se dirige vers le restaurant du Centre d’art… Puisque nous sommes arrivés tôt, nous obtenons une table devant une fenêtre qui nous offre un point de vue incomparable, devant le Grand rassemblement.

Le temps coule au rythme du fleuve. On peine à distinguer la Côte nord du fleuve au loin. Des cargos passent tranquillement au large. La marée montante recouvre graduellement, un par un, les personnages.

 

Le contexte est romantique… la marée montante encercle un couple de touristes sur un ilot. La nature les rappelle à l’ordre : ils doivent se mouiller les pieds pour retourner sur la terre ferme.

 

Après le repas ( du poisson bien entendu ), nous trainassons un peu dans la boutique, puis nous ressortons dehors pour musarder un peu au soleil avant de retourner sur la route.

Nous filons à travers la vallée de la Matapédia. Deux heures plus tard, en fin d’après-midi, nous nous retrouvons dans l’antichambre du pays acadien, sur le bord de la Baie des chaleurs.

De Charlo, au Nouveau-Brunswick, on peut voir la Péninsule gaspésienne au-delà de la Baie des chaleurs.

 

 

Quelques balises pour …

… se rendre aux Îles-de-la-Madeleine en voiture, à partir de Québec, de Trois-Rivières ou de Montréal et des alentours, en passant par la Péninsule acadienne : les phares sur mon chemin

 

Le Phare de Pointe-au-Père

Le Phare de Pointe-au-Père, sur le bord du fleuve Saint-Laurent, au Québec

Je m’y suis arrêté, en passant, sur ma route vers les Îles, sans y monter, me réservant le plaisir de le faire sur le chemin du retour. C’est un beau phare, un des plus beaux que j’aie contemplés.

 

Le Phare de Miscou

Le Phare de Miscou, au Nouveau-Brunswick

Construit en 1856, ce phare est un des plus vieux dans la région du Golfe Saint-Laurent.

C’est la deuxième fois que je visite ce lieu.

La première fois, il y a une quarantaine d’années, il était situé littéralement « au bout du monde », à la pointe nord de la Péninsule acadienne, comme l’affirme le site Web de Tourisme Nouveau-Brunswick. Il n’y avait pas de pont entre l’île de Lamèque et l’île de Miscou. On traversait en traversier, un bac motorisé en réalité. Les roues arrières de ma voiture étaient retenues par des chaînes, et le coffre dépassait les limites du traversier. Nous nous étions trouvés dans un paysage sauvage — pas de restaurant, pas de boutique, pas de toilettes, pas de visite, pas d’accueil touristique. On ne pouvait pas visiter l’intérieur du phare, ni monter jusqu’en haut…

C’est fou ce qu’un pont peut changer une île.

 

Deux phares de l’Ile du Prince Édouard

Le phare de Souris, Île-du-Prince-Édouard

Ce phare domine le havre de Souris, où on prend le traversier pour se rendre aux Îles-de-la-Madeleine.

Nous avions trois heures pour flâner en attendant le traversier qui nous mènerait vers les Îles-de-la-Madeleine. Au lieu de se diriger vers les boutiques de la rue principale de Souris, nous nous sommes plutôt orientés vers le phare. Nous étions les premiers visiteurs. Il faisait beau et chaud. J’ai monté jusqu’en haut. Lorsque je suis descendu, je me suis installé à côté de l’ancienne maison du gardien de phare, et je l’ai dessiné.

Puis, nous sommes revenus sur nos pas, jusqu’au resto devant la zone d’embarquement, jusqu’à l’arrivée du traversier.

 

Le phare de East Point, IPE

Nous l’avions visité la veille de notre embarquement vers les Îles. Ce phare a été construit il y a 150 ans, soit la même année que l’adoption de la constitution de la fédération canadienne par le Parlement britannique.

 

Deux phares des Îles de la Madeleine

Lorsqu’on arrive de Souris, on n’aperçoit pas les deux autres phares ci-dessous au cours de la traversée vers les Îles. Le premier, celui de l’Anse-à-la-Cabane est situé sur l’île de Havre Aubert, au sud de l’archipel des Îles. Le deuxième, est situé à l’ouest, sur l’île du Cap-aux-Meules.

Le phare de l’Anse-à-la-Cabane, au sud de l’Île-de-la-Madeleine

 

Le phare de l’Étang du Nord, Îles-de-la-Madeleine

 

Deux jours sur la Dune du Sud

Iles-de-la-Madeleine, 1er septembre 2017

Depuis deux jours, je laisse mon esprit vagabonder sur la longue plage de la Dune du Sud aux Iles-de-la-Madeleine.

J’écoute l’orchestre des vagues qui ploient sous leur propre poids à distance, les embruns qui s’envolent au gré du vent, d’autres vagues qui s’écrasent sur le sable, le reflux ruisselant, remuant les grains de sable, recomposant les dessins que la mer a tracés au cours de la marée précédente, … un rythme incessant, hypnotique, …

J’observe les débris sur la plage. Peu de varech, des coquilles d’huitres brisées, des carapaces de crabes, des plumes d’oiseaux, des cailloux, des roches, un peu de bois de grève, des cordages, quelques bouteilles de plastique…

Les pluviers sautillent derrière le reflux, piquent le sable, puis déguerpissent à l’approche du flux qui efface leurs traces. Au lointain, les cormorans, sur les rochers de grès rouge perchés, scrutent l’étendue, tandis que les goélands virevoltent à la manière des cerfs-volants dans un ciel immense, un jour gris, le lendemain ensoleillé.

 

Dans un cycle infini, la nature éparpille, décompose, recompose.

L’humanité n’échappe pas à cet immense recyclage des éléments du cosmos. Comme toutes les autres formes de vie qui apparaissent sur la planète, prennent leurs places, puis disparaissent, nous seront recyclés… d’autres formes de vie émergeront, saisiront la chance. Puis, dans quelques millions d’années, la planète sera.consumée lorsque notre étoile épuisera ses ressources, s’éclatera avant de s’éteindre.

Nous ne sommes que poussières d’étoiles.

 

 

 

Je saisis le temps qui m’est donné, pour quelques années encore, pour m’émerveiller, contempler la beauté du monde, son implacable évolution… naissance, croissance, maladie, vieillissement, mort, renaissance…

 

 

 

L’humanité est parvenue à apprendre à lire l’évolution du monde. Toutefois, il me semble qu’elle n’a pas encore atteint ce niveau de conscience qui l’amènerait à retrouver sa place dans notre voisinage de l’univers. Ce n’est pourtant pas qu’elle n’a pas su découvrir des bribes de sagesse au cours de sa propre évolution.

Le promeneur solitaire retourne sur la plage ruminer sur ces sujets…

 

 

 

Aperçus : le Pont Jacques-Cartier

 

Vagabondant dans Montréal

Quelques regards sur le Pont Jacques-Cartier… On se dit que, désormais, il faudrait aller le voir la nuit… Pour l’instant, je me contente de le zieuter, de temps en temps, de jour… la plupart du temps de loin…

On l’aperçoit souvent, au détour d’un regard qui porte ailleurs, le long de la rue Sherbrooke notamment. On n’y porte guère attention, tellement il fait partie de nos meubles. Lorsqu’on l’aperçoit, qu’on le voit, qu’on le regarde et qu’on l’admire, il nous rappelle que nous vivons sur une île.

En descendant de Sherbrooke sur la rue De Lorimier…