Prospection d’images

Rue Saint-Hubert

Éphéméride – l’automne

Les premiers voiliers d’outardes passent dans le ciel ; les arbres se dénudent progressivement ; les crémeries ferment leurs portes… l’automne s’est installé à Montréal.

Fin de saison à la Crémerie Dairy Queen
Fin de saison à la Crémerie Dairy Queen, 12 octobre 2013

Songe hallucinant de l’été

Parc Maisonneuve - ArbresBanc public

Cigales stridentes

Songe hallucinant d’été

Coule dans l’automne

Entre le blanc et le noir

En passant, au Marché Atwater

8 juin 2013
Éphéméride : le 8 juin 2013

Début de l’après-midi, au pied du mont Royal

Regard sur la montagne, Avenue du Mont-Royal est
La saison des terrasses est revenue sur l’avenue du Mont-Royal

J’ai cessé depuis belle lurette de me demander si Montréal est une « belle » ville. Lorsque, devant chaperonner des étrangers, je leur offre le tour du propriétaire, je suis frappé chaque fois par ses laideurs. Je côtoie à longueur d’année ses rue bordées d’immeubles qui paraissent en si piteux état qu’on craindrait qu’un vent un peu violent ne les balaie incontinent. Je connais bien ses trottoirs éventrés que j’arpente sans répit. Ses affiches criardes me proposent un anglais qui m’agresse et un presque français qui me hérisse. Certains de ces étrangers aiment Montréal au premier coup d’œil, d’autres se rebiffent. Je ne m’en offusque plus et ne tente rien pour les convaincre. Le pacte que nous avons signé, Montréal et moi, interdit les interrogations trop poussées. Puisque je suis né dans cette ville, et que j’y mourrai très probablement, je l’accepte en bloc.

Gilles Archambault, Puisqu’il faut naître quelque part, dans Montréal des écrivain, 1988

Le Plateau bourgeonne

Le printemps sur la rue Laurier

 

Montréal bourgeonne

Sur le Plateau
Sur le Plateau

Heureux que le printemps soit arrivé

Le début du printemps au Parc Lafontaine nb
En se chauffant la couenne sur le bord de l’étang du Parc Lafontaine

Heureux d’un printemps qui m’chauffe la couenne

Triste d’avoir encore une fois manqué un hiver

J’peux pas faire autrement ça m’fait d’la peine

On vit rien qu’au printemps l’printemps dure pas longtemps

Paul Piché, Heureux d’un printemps

 

réchauffement

Le dernier souffle de l'hiver
dernières traces

la neige s’estompe

des bourgeons toujours timides

renaissent au printemps

Ligne de défense

Ligne de défense

Géométrie

Fer forgé
Fer forgé sur fond marbré

matin printanier

Dégel matinal
atmosphère de dégel

la neige brumasse

les racines se réchauffent

l’hiver se dissipe

La plage

La plage
La plage

pas perdus

pavés
pavés

les entendez-vous

ces échos répercutés

les esprits nomades

passé antérieur

Passé antérieur
Passé antérieur

défaire la voie

recomposer le présent

prélude à l’oubli

Chronique d’une promenade hivernale

J’ai dérangé les chats en passant dans la ruelle

Il fait beau ces jours-ci à Montréal.

Les journées s’allongent. La température est froide, mais agréable.

Ce matin, j’ai entendu des corneilles annoncer que l’hiver basculera bientôt vers le printemps.

Ce qui ne veut pas dire qu’il n’y aura plus de tempêtes de neige, ni d’abondantes averses ou bordées de neige. Les plus vieux d’entre nous se souviennent que mars nous a déjà souvent réservé des surprises… le cas échéant, à cette occasion, le temps s’arrête, le silence impose la sérénité, on se replie dans la chaleur des foyers pour une dernière fois…

En attendant, on profite des belles journées de février

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