Méditation

Méditation en nb sur l'hiver un 25 décembre

un voyage dans mon temps

dégoût tapant tapant froid

froid dans une entre-chambre

où deux portes

d’où vers où

sans surprise

d’une mi-novembre à une autre entre-saison

sans couleur même pas d’ombres

contre un gris d’où l’uniforme dégoût tapant tapant froid dans une entre-chambre où deux portes

d’où vers où

sans surprise

d’une mi-novembre à une autre entre-saison

sans couleur même pas d’ombres

contre un gris d’où l’uniforme dégoût tapant tapant froid dans ,

dans l’entre-chambre d’où j’ai cessé de rêver à la

chaude neige des silences éblouissants

sur la frontière, entre l’’automne et l’hiver, 1972

Détour au Jardin alpin

L’automne conserve son allure de novembre et prolonge sa durée jour après jour après jour…

Tous les jardins du Jardin botanique sont prêts pour l’hiver, un hiver qui boude et tarde à se manifester.

Il y a quelques jours, je suis allé flâner dans le secteur du jardin alpin, où j’ai repéré des points de vue intéressants, surtout sous un ciel dramatique de fin de journée.

Jardin alpin à la fin du jour

Samedi matin au Parc Maisonneuve

Pause de contemplation
inspiration

 un banc dans un parc

soleil bas sur l’horizon

plume et papier

 

samedi matin…

je passe par le parc en allant chercher du pain à la boulangerie artisanale sur la rue Beaubien…

il fait relativement doux pour cette période de l’année ; les rayons du soleil nous caressent mais les nuages le cachent parfois, et le vent du sud-ouest est néanmoins frisquet…

le banc m’invite à m’asseoir… je choisis mes plumes et j’ouvre mon calepin…

 

Carnet de dessin - plume et aquarelle

 

l'étang

Records de chaleur

On a fracassé un record de chaleur aujourd’hui à Montréal, alors que le thermomètre a atteint 14 degrés C en après-midi ( 57 degrés F ) — cinq degrés centigrade de plus que le record qui avait été établi il y a plus d’un demi-siècle. Normalement, dans notre région, à la mi-décembre, la moyenne se situe légèrement au-dessous du point de congélation, et la neige couvre le sol en permanence depuis quelques semaines.

On ne se plaint pas du beau temps de cette année. Néanmoins, on s’inquiète : y aura-t-il de la neige au sol cette année pour célébrer Noël ?

Les météorologues nous rappellent que les hivers ont tendance à être tardifs depuis plusieurs années. Ils nous préviennent aussi que nous devrons nous habituer à ce genre de température à cette période de l’année : la planète se réchauffe.

Le paysage domestiqué du Parc Maisonneuve dans l'est de Montréal
Vendredi, le 11 avril 2015 : le paysage domestiqué du Parc Maisonneuve dans l’est de Montréal

C’était une belle journée pour aller se promener dehors. On se doit d’en profiter, si ce n’est que pour marquer l’occasion.

Ainsi, je suis retourné encore une fois flâner dans les sentiers qui traversent les paysages domestiqués du Parc Maisonneuve, ainsi que du Jardin botanique qui y est adjacent.

L'étang du Jardin botanique de Montréal
L’étang du Jardin botanique de Montréal

Ruminations au crépuscule

crépuscule 2
Le Parc Maisonneuve à la fin du jour

Les journées raccourcissent de plus en plus chaque jour. Il faut sortir plus tôt en après-midi pour bénéficier des dernières lumières du jour.

Heureusement, la température est clémente, plus clémente qu’elle ne l’est d’habitude à cette période-ci de l’année. Normalement, selon les météorologues, nous devrions marcher sur une couverture de neige d’une épaisseur d’une dizaine de mm au début du mois de décembre dans la région de Montréal. De plus, on nous prédit aussi un hiver doux cette année.

Je ruminais mes souvenirs sur l’évolution du temps au cours de ma marche plus tôt en fin d’après-midi. Un souvenir précis me revient épisodiquement ces jours-ci.

C’était vers la fin des années 70, nous étions assis autour de la table familiale, mes parents, ma sœur, mes frères et nos conjointes. Ce devait être à l’occasion des fêtes de Noël puisque nous discutions de la température et des hivers d’antan. J’avais exprimé l’avis qu’il fallait se méfier de notre mémoire, qui avait tendance à magnifier nos réminiscences du passé. Ma mère, qui n’en avait pas l’habitude, était intervenue pour insister que les hivers de son enfance étaient effectivement plus sévères, plus longs et froids.

Aujourd’hui c’est à mon tour de me rappeler que les hivers de mon enfance commençaient plus tôt et se prolongeaient plus tard que ceux plus récents, qu’il tombait plus de neige et qu’il faisait plus froid.

Ce qui me surprend encore plus, c’est que les gens que je fréquente, surtout ceux qui sont, selon le point de vue, aussi vieux ou jeunes que moi, sont bien heureux du temps doux que nous éprouvons ces jours-ci. Néanmoins, succombant simultanément à des accès de nostalgie, nous souhaitons tous un Noël blanc ; nous nous en accommoderons d’autant plus facilement que rien ne nous oblige de sortir les jours où le verglas, ou une chute de neige nous incitera à passer la journée au chaud, dans une chaise berçante, avec un livre ( ou une tablette électronique ) et une boisson chaude à portée de la main.

Cet après-midi, à la fin de mes ruminations ambulatoires, je suis revenu à l’actualité : alors que les délégations de tous les pays du monde sont réunies ces jours-ci à Paris, je me suis demandé combien de fois nous avons refusé de reconnaître ces indices qui auraient dû nous porter à porter plus d’attention à cet enjeu du changement climatique. Nous nous sommes comportés comme ces grenouilles qui se baignent dans la marmite qui se réchauffe : c’était tiède, c’est chaud, ça deviendra bouillant, et nous persistons toujours à ne pas changer nos comportements pour éviter ce qui devient chaque jour de plus en plus inéluctable.

Décembre

Souvenir de l’été…

avant l'hiver

Au Parc Maisonneuve, une mince feuille de glace couvre les flaques d’eau tôt le matin …

Le vent pique les oreilles. Une bruine froide vaporise les lunettes. Il faut bien s’emmitonner, surtout les mains, et protéger l’appareil de photo.

Quelques cyclistes traversent toujours le parc, ainsi que les adeptes infatigables du jogging. D’autres promènent leur chien.

En attendant la neige, on y a déjà balisé les pistes de ski de fond.

grisaille de décembre

Quelques images du Vieux-Montréal

Une porte et une fenêtre
Couvent des Soeurs Grises de Montréal, rue Saint-Pierre

Un mur du Vieux

Porte et fenêtre
410 rue Saint-Pierre

Une façade du Vieux

Fin d’après-midi, à la fin-novembre, dans le Vieux-Montréal
Rue de l’Hôpital

Une image du Vieux

22 novembre 2012

Évolution : novembre 2015

Lundi, 2 novembre

Début novembre 2015 2

 

Début novembre 2015

 

Samedi, 14 novembre

 

Mi-novembre 2015

 

Mercredi, 25 novembre : lendemain de la première neige

 

Fin-novembre 2015

 

Fin-novembre 2015 Première neige

Vertiges …

un matin… je me réveille plus tôt que d’habitude, avec le souvenir très présent du rêve obsédant qui a traversé la frange entre l’inconscient et la conscience.

Je passais d’une pièce à une autre via des escaliers, en compagnie d’étrangers, dont le nombre diminuait progressivement ; toutes les pièces étaient semblables — des murs métalliques, couleur rouille, pas de fenêtre, une porte qui ne servait qu’à entrer et une autre pour la sortie, certaines ouvertes sur d’autres pièces, un étage plus bas, ou plus haut, selon le point de vue, certaines pièces déjà « habitées » de la présence d’autres, aucun meuble, nulle part.

L’atmosphère n’était pas lugubre, ni enjouée pour autant, tout simplement neutre.


En me réveillant, j’ai été saisi de la sensation, de la conviction, … la vie n’a aucun sens, n’a pas de sens : elle est, l’existence est atéléologique.

La structure même de l’univers, l’ensemble des codes qui régissent son fonctionnement, est « vie ».

Il ne suffit que la combinaison des éléments, des diverses formes d’énergie et de matière, lui soit favorable, pour que la vie s’exprime.


L’humain devra apprendre à maîtriser sa conscience ; la conscience de soi, qui n’est que le perfectionnement, l’expression de la conscience de soi de l’univers.

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La terre, dont je fais partie, est vivante. Je ne suis qu’un microbe, une bactérie, parmi d’autres milliards d’être pensants, qui passent dans la noosphère.

Le nombre infini d’êtres vivants qui me peuplent, tout comme l’espèce humaine peuple la terre, parmi tant d’autres espèces vivantes, passées et présentes et à venir… m’effraie. Une grande cacophonie, un bruissement, un bourdonnement incessant, continu…

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On nous dit qu’il y a quelques milliards d’années, des êtres « primitifs », vivant dans une atmosphère dépourvue d’oxygène, ont, sur des millions d’années, pollué leur environnement en dégageant tellement d’oxygène qu’ils se sont étouffés eux-mêmes.

Aujourd’hui, l’espèce humaine crée sa propre marque sur l’évolution de son habitat : l’anthropocène. Nous modifions notre environnement. Importe-t-il que nous le fassions consciemment ou non, collectivement ou non ?

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Je suis convaincu qu’il n’était pas inscrit dans un programme « divin » que la noosphère surgirait, qu’elle prendrait conscience d’elle-même, qu’elle s’éclaterait, comme un volcan, dans un babillage cacophonique… comme une digue qui ne peut plus retenir un volume inimaginable de paroles — d’émotions, d’arguments, de pensées… chaque goutte insignifiante et vaine ; un flot incessant et narcissique ; une masse virevoltante, infinie…

La cacophonie éternelle de ce tourbillonnement sidéral de la vie me donne le vertige…

Je vois ces effroyables espaces de l’univers qui m’enferment, et je me trouve attaché à un coin de cette vaste étendue, sans que je sache pourquoi je suis plutôt placé en ce lieu qu’en un autre, ni pourquoi ce peu de temps qui m’est donné à vivre m’est assigné à ce point plutôt qu’à un autre de toute l’éternité qui m’a précédé et de toute celle qui me suit. Je ne vois que des infinités de toutes parts, qui m’enferment comme un atome et comme un ombre qui ne dure qu’un instant sans retour. Tout ce que je connais est que je dois mourir ; mais ce que j’ignore le plus est cette mort même que je ne saurais éviter… le silence infini de ces espaces infinis m’effraie…

Blaise Pascal, Pensées

Il vente sur le marais

Quelques pensées au sujet d’être Paris…

Je suis Paris, tout comme j’ai été Beyrouth, et Metrojet, et … tant d’autres : le Yemen, tous les jours depuis des semaines et des mois …

Je fouille ma mémoire … je récite intérieurement une liste de drames qui s’allonge, dans le temps, et dans l’espace …

La frustration, la colère, toute la gamme des émotions, au cours de cette soirée du 13 novembre, et à chaque fois que cela se produit …

Je me souviens …

poursuivre votre lecture…

Le jour du Souvenir

Il faisait si beau ce matin…

ArboretumLe jour du Souvenir ne nous aveugle-t-il pas à l’enfer qui nous guette au prochain détour de la roue du temps ?

Il y aurait lieu de s’interroger : le parti de la guerre au cœur de l’Empire militaro-industriel de l’Occident serait-il en train de se préparer à déclencher une troisième guerre mondiale ?


 

pour, si le cœur vous en dit, lire la suite de ce topo…

un air frisquet

 

ombres allongées

des branches dépareillées

bise pénétrante

Branches dépareillées
Branches dépareillées

 

 

Novembre

Soleil de novembre

Flânerie automnale dans le parc

Fin octobre - Parc Maisonneuve

arbres effeuillés

un promeneur solitaire

vague flânerie

Arbre en parure d'automne - Parc Maisonneuve

Le jardin d’ombre en automne

Le Jardin botanique de Montréal est composé de plusieurs jardins très différents les uns des autres — la cour des sens, les jardins des vivaces, des nouveautés, des plantes médicinales et odoriférantes, des arbustes et buissons, les jardin alpin et aquatique, celui du ruisseau fleuri, ainsi que les jardins autochtones du Québec, les coins du Québec et de Montréal, celui des Premières nations du Québec, et enfin les Jardins japonais et chinois.

Il faut des mois, voire des années pour apprendre à l’apprivoiser, à toutes les saisons.

Il y a un jardin qui porte bien son nom. Le jardin de l’ombre n’attire que les amateurs avertis. Il est un peu en retrait des autres ; la plupart des visiteurs passent à côté sans s’en rendre compte, en se dirigeant vers la Maison des arbres. Il faut y aller en été. J’y suis allé faire un tour avant hier, pour la dernière fois cette année probablement.

Quelques images du temps qui passe…


Des hostas capturent des rayons d’un soleil de plus en plus bas à l’horizon…

Éclatantes

Les dernières fleurs de l’aconit

Les dernières fleurs de l'ancolie

Un coin discret, littéralement à l’ombre

Jardin d'ombre

Octobre passés et présent

24 octobre 2009

Pluie d'automne

24 octobre 2011

Feuilles mortes

Fin de saison

24 octobre 2015

Fruits tardifs

Herbes automnales