Aperçus : le Pont Jacques-Cartier

 

Vagabondant dans Montréal

Quelques regards sur le Pont Jacques-Cartier… On se dit que, désormais, il faudrait aller le voir la nuit… Pour l’instant, je me contente de le zieuter, de temps en temps, de jour… la plupart du temps de loin…

On l’aperçoit souvent, au détour d’un regard qui porte ailleurs, le long de la rue Sherbrooke notamment. On n’y porte guère attention, tellement il fait partie de nos meubles. Lorsqu’on l’aperçoit, qu’on le voit, qu’on le regarde et qu’on l’admire, il nous rappelle que nous vivons sur une île.

En descendant de Sherbrooke sur la rue De Lorimier…

 

 

 

 

 

Rue Laurier est

 

 

,,,,, au cours d’une journée indécise ,,,,, quelques regards furtifs ,,,,, en vagabondant, lentement, sur  la rue Laurier, vers l’est, dans le quartier du Plateau, à Montréal ,,,,,

 

 

 

 

 

 

Pause

 

 

Une halte dans le cosmos

 

 

Un barbare en Asie

Henri Michaux, Un barbare en Asie

Le récit que Henri Michaux a rédigé de son voyage Asie en 1931 est unique en son genre. Contrairement aux autres Occidentaux qui voyagent en Orient, il se considère lui-même comme l’étranger « barbare ». Il décrit très peu de paysages, se concentrant plutôt à décrire, de façon sympathique, mais sans complaisance, avec beaucoup d’humour aussi, ce qu’il perçoit des façons de vivre et de penser des peuples qu’il observe. Il compare les civilisations, celle qu’il connaît, l’Européenne, à celles qu’il découvre, les cultures asiatiques.

L’édition que je suis en train de lire est celle de 1948. Il faut lire cet ouvrage en tenant compte de l’époque où Michaux l’a rédigé. Les empires coloniaux occidentaux étaient au faîte de leur domination sur le monde. Il y avait beaucoup d’intérêt en Occident pour les civilisations orientales ; par exemple, à l’époque même où Michaux se promène en Asie, André Malraux remettaient en question le colonialisme des nations européennes.

Je laisse le livre parler par lui-même …

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Un florilège de citations

INDE

Au sens profond du mot, l’Hindou est pratique. Dans l’ordre spirituel il veut du rendement. Il ne fait pas de cas de la beauté. La beauté est un intermédiaire. Il ne fait pas de cas de la vérité comme telle mais de l’Efficacité. C’est pourquoi leurs novateurs ont du succès en Amérique, et font des adeptes à Boston et à Chicago, où ils voisinent… avec Pelman. (page 22)

Qu’est-ce qu’une pensée ? Un phénomène qui trahit comment un esprit est fait — son cadre — et ce que ce cadre désirait.
Nous, nous sentons, comprenons, divisons par 2, 3, et 4. L’Hindou en 64, 32, rarement 9, presque toujours en des nombres supérieurs à 20. Il est extrêmement abondant. Jamais il ne voit un situation en 3 ou 4 subdivisions. … L’ensemble, l’enchaînement seuls comptent pour lui. Et le sujet importe peu. Qu’il s’agisse de livres de religion ou de traités de l’amour, toujours de 20-30 propositions avec réenchaînements partiels. On croit entendre des gammes, d’immenses gammes. (pages 31-33)

Tous les gens « bien » aux Indes avaient et ont depuis toujours renoncé aux Indes et à la terre entière.
Le grand miracle des Anglais, c’est que maintenant ces Hindous y tiennent. (page 42)

Si les chrétiens avaient voulu convertir les Hindous, au lieu de dix mille missionnaires « moyens », ils auraient envoyé un saint.
Un seul saint convertirait des millions d’Hindous.
Il n’y a pas de race plus sensible à la sainteté. (page 43)

Aux Indes, comme ailleurs, l’idée se forme de plus en plus que c’est la génération suivante qui compte. Autrefois, on se sacrifiait pour la précédente, pour le passé, maintenant pour l’avenir. (pages 81-82)

d’autres citations ici

prolonger l’éternité

 

un temps écrasant

poussière d’éternité

mon regard s’échappe

 

juin

 

aérienne

 

éclatement

 

resplendissante

 

lumière

 

dévoilement

 

 

respiration

 

 

pause…

 

 

… s’asseoir à la croisée des sentiers…

… pour songer, méditer, contempler, respirer…

… retourner sur les sentiers …

… flâner, dans le bourdonnement des abeilles, parmi les pommiers, et les lilas en fleurs…

 

 

au jardin alpin

 

cascade jaune
ruissellement de couleurs
ondulations

 

 

bourdonnement

 

 

 

des pommiers en fleur

bourdonnement du travail

neige de pétales

 

 

 

 

évanescente

 

 

 

 

Au café

le café est servi…

bien installé devant la table, je peux commencer à matérialiser mes pensées…

… bâillonner le bavard électronique, ouvrir mon carnet, décapuchonner ma plume, laisser mon regard s’absenter, puis concentrer mon attention…

… clarifier mes réflexions sur le sujet, laisser venir l’inspiration, les observations… puis les noter…

… écarter celles qui sont intéressantes, certes parfois connexes au sujet, mais néanmoins non pertinentes…

… rassembler les autres, les ordonner, les tisser progressivement dans une trame…

… laisser aller

 

 

 

aller retour

 

 

je marche

 

je descends

 

je file

 

le printemps s’envole

 

 

les bourgeons s’éclatent

le temps glisse entre mes jambes

je danse au présent

 

 

 

fin avril …

… au parc Maisonneuve

 

 

… pour examiner la suite …

voyager

voyager virtuellement…

… le souvenir d’une route parcourue, projetée sur un écran…

… la lecture d’un voyage accompli il y a 175 ans par un romancier anglais…

prendre et saisir le temps

 

 

 

je chante selon cette voix

 

 

je chante selon cette voix qui me semble si près
il me semble qu’elle se cadence tout aussi près du chant

je chante selon cette voix qui chuchote à l’oreille
elle me semble quand je l’entends tout aussi près du chant

je chante selon cette voix qui bourdonne en silence
elle me semble à l’écran des couleurs tout aussi près du chant

je danse selon cette femme qui me semble si près
elle me semble aux parfums de ses bleus tout près du chant

je contemple selon cette voix qui m’envoûte à l’amour
elle me semble à la caresse des peaux tout près du chant

je danse selon cette guise qui me courbe les reins
elle me semble aux accents de ses aises tout près du chant

je chante selon cet air qui frissonne des lèvres
elle me semble quand je l’entends tout près du chant

je chante selon ce souffle qui me berce les paupières
il me semble que je m’endors tout aussi près du chant

je rêve selon cette voix qui me semble si loin

juillet 1973

 

vagabondages photographiques dans le métro… et ailleurs

pérégrinations — hebdomadaire, mensuelle, annuelle, c’est selon — d’une activité à une autre… le regard se promenant alerte pour saisir l’occasion…

… l’esprit plus ou moins vide, sans état d’âme, pour mieux saisir des coups d’œil furtifs, plus ou moins aléatoires, sans autre intention que purement esthétique, au quart de seconde…

… d’une station de métro à une autre… sur la ligne verte, à la jonction, à deux occasions, de deux lignes, la verte et l’orange, et à la sortie, se retrouver dans une ruelle…

… recentrer l’esprit…

pour examiner la suite de photos

Inspirations : sur la pluie

Réflexion sur le capot, rouge, d’une voiture de luxe — fin de l’hiver, ou l’automne, là où il y a des arbres

Dix points de vue sur la pluie

pour voir la suite complète …

enfin… une journée de printemps

Samedi, le 15 avril 2016, en matinée

… toute la neige au sol il n’y a tout juste qu’une trentaine de jours

muée en souvenir …

 

Le Parc Lafontaine bourgeonne

 

On se prépare à ouvrir les terrasses sur les trottoirs… comme ici, au coin de Brébeuf et Rachel, devant le Parc Lafontaine.