Le printemps du lotus

Lundi, le 13 avril

( extrait de journal )

Le lotus d'Orient
Le lotus d’Orient

Elles sont resplendissantes à la fin de l’été… jusqu’à ce que les jours deviennent plus courts que la nuit. Alors, les fleurs du lotus d’Orient se défraichissent, se fanent ; leurs belles grandes feuilles se froissent, se détachent, pourrissent dans l’eau, et leurs tiges fléchissent.

L’automne passe et l’hiver suit ; un frimas couvre le Lac de rêve, puis la glace enrobe les fruits des lotus ; une couverture de neige se dépose sur le Jardin de Chine, qui s’endort pendant de longs mois.

Le printemps revient, progressivement, découvre le Lac de rêve et révèle les fruits des lotus de l’année précédente.

Le Jardin de Chine reprend vie.

Prises dans une glace fondante, à la fin de l'hiver
Les fruits du lotus d’Orient, pris dans une glace fondante, à la fin de l’hiver
Dégel - Lac de rêve du Jardin de Chine
Dégel – Lac de rêve du Jardin de Chine
Pavillon de l'Amitié
Pavillon de l’Amitié

 

Le Plateau bourgeonne

Le printemps sur la rue Laurier

 

Heureux que le printemps soit arrivé

Le début du printemps au Parc Lafontaine nb
En se chauffant la couenne sur le bord de l’étang du Parc Lafontaine

Heureux d’un printemps qui m’chauffe la couenne

Triste d’avoir encore une fois manqué un hiver

J’peux pas faire autrement ça m’fait d’la peine

On vit rien qu’au printemps l’printemps dure pas longtemps

Paul Piché, Heureux d’un printemps

 

Avril

Un arbre, des roseaux, des nuages
Un arbre, des roseaux, des nuages

recomposition du temps

surgissement
surgissement

chaleur énergique

sur des restes asséchés

verdure éclatante

réchauffement

Le dernier souffle de l'hiver
dernières traces

la neige s’estompe

des bourgeons toujours timides

renaissent au printemps

matin printanier

Dégel matinal
atmosphère de dégel

la neige brumasse

les racines se réchauffent

l’hiver se dissipe

Les vieux

Les vieux
Les vieux

Anticipation

L’érablière

D’ici quelques jours, la sève commencera à monter dans les érables.

Selon l’humeur des jours, la neige déjà humide s’évaporera au soleil, ou fondra avec la pluie, pénétrera dans la terre, coulera dans les ruisseaux, remplira les rivières…

Les ours se réveilleront ; les pic-bois tambourineront goulûment sur les arbres infectés d’insectes ; quelques semaines plus tard, les bernaches nous signaleront qu’elles reviennent de leur long séjour aux États du sud.

Le froid intense de l’hiver qui s’essouffle progressivement s’inscrit déjà dans les archives de nos mémoires.

La vie renait de la désintégration inhérente au brassage éternel de la matière.

Désordre
Le chaos s’impose sur l’ancienne cabane à sucre

à suivre…

 

De l’hiver à l’été en cinq jours

Au printemps dernier, nous avons longé la côte atlantique de l’Amérique du Nord, de la Floride jusqu’au New Jersey… lentement…

Cinq jours pour se rendre en Floride ; huit semaines pour revenir.

Puisque pour nous, ce voyage en était un qui, conceptuellement, s’accomplirait du sud vers le nord, il nous a fallu se rendre en Floride pour l’amorcer. C’est ainsi que nous avons d’abord télescopé le printemps, passant de l’hiver à l’été en cinq jours.

Il y avait de la neige jusqu’aux genoux devant notre logis et il faisait -12 C lorsque nous avons quitté Montréal, à la fin du mois de mars. Cinq jours plus tard, à la veille du premier jour d’avril, nous nous installions sur le bord du Golfe du Mexique, au camping du Parc Fort de Soto, à quelques kilomètres au sud de St. Petersburg.

Les Adirondacks
Jour 1, début du voyage, sur la I-87, en longeant les Adirondacks, dans le nord de l’État du New York
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