La préparation du voyage

Il y a longtemps que je n’ai pas préparé un voyage comme celui que nous ferons dans quelques jours. Du moins, pas avec autant de détails et de minutie.

Il n’y a pas si longtemps, on devait consulter des guides, lire des livres. On pouvait communiquer avec des bureaux officiels d’information touristique et commander des brochures. On trouvait l’information dans des publications.

Lorsque nous avons visité l’Écosse, il y a trente ans, j’avais lu des livres d’histoire, de sociologie, d’ethnologie, des romans; j’avais ratissé des publications sur l’actualité récente du pays, et consulté des guides spécialisés. À cette époque, je m’intéressais beaucoup aux mégalithes, ainsi qu’à l’éveil et à l’expression des identités nationales et régionales. Ce dernier sujet m’intéresse toujours d’ailleurs.


Brodgar, Orcades, Écosse — 1980

C’est ainsi que j’avais tracé un itinéraire approximatif. Mais c’est sur place que j’avais recueilli l’information quant au réseau de Bed and Breakfast, ainsi qu’aux modes de transport disponibles. Nous étions sortis des sentiers battus et nous avions vraiment établi de bons rapports avec les Écossais, notamment dans les pubs, mais pas uniquement dans les pubs.

On trouve l’information beaucoup plus facilement aujourd’hui, grâce à l’Internet. Mais il faut se méfier. On ne trouve pas nécessairement tout sur Internet et ce qu’on y trouve n’est pas nécessairement plus à jour que si on consultait un dépliant publié on ne sait quand.

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Il y a plus d’une quinzaine d’années, je me souviens d’avoir fait un travail en équipe dans le cadre d’un cours du programme du MBA : nous avions élaboré un une stratégie d’affaires pour une agence de voyage locale. Dans le cadre de la recherche, j’avais trouvé des sources qui prévoyaient que dans un avenir rapproché, le client pourrait ouvrir son ordinateur, se brancher sur les réseaux mondiaux, réserver lui-même son hébergement, réserver un siège sur un vol d’avion, louer une voiture, voire acheter des billets de spectacles sans passer par une agence de voyage.

C’était l’avenir; l’avenir s’est matérialisé beaucoup plus rapidement que je l’avais escompté.

Je peux aujourd’hui consulter Google pour tracer un itinéraire précis, en voiture ou à pied, pour aller du point A au point B, rajouter une troisième destination, et même visionner des images du parcours. C’est à se demander pourquoi se donner la peine de dépenser tant pour aller en personne voir ce qu’on peut trouver sur un écran d’ordinateur dans son logement.

Je voyage depuis des semaines, dans ma tête. Le virtuel a ses limites. Il ne remplacera pas le vécu… les rencontres que l’on pourra faire en route… les imprévus… Même le temps qu’il fera constituera une expérience, que ce soit la canicule ou la pluie.


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