Journal de mes réflexions sur l’écriture — Apprendre à écrire

Apprendre à écrire est un processus long et complexe, un des plus difficiles qui soit.. Quel que soit l’instrument que l’enfant apprend à utiliser, un crayon ou un clavier, cela n’a rien d’intuitif. On a tendance à penser que c’est un exercice intellectuel. Dans un premier temps, c’est d’abord un exercice physique.

On apprend à écrire comme on apprend à pratiquer une discipline artistique ou sportive. Dans tous les cas, que ce soit pour le piano, le tennis ou l’écriture, le processus d’apprentissage exige de la patience et de la détermination.

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L’art d’exprimer une voix intérieure…

La lettre évolue avec le temps…

Conservez-vous des lettres personnelles, que des membres de votre famille, des amis, amants ou amantes, ou même des ex-collègues vous ont envoyées, déjà, il y a plus ou moins longtemps ? Depuis combien de temps les conservez-vous ? Les conservez-vous dans un endroit secret, dans une boîte de carton ou un coffret, au fond d’un tiroir ?

Ce sont des souvenirs d’autant plus précieux que ces lettres ont été rédigées de la main propre de ceux qui les ont envoyées. Vous les relisez parfois ? Comment se comparent-elles, ces lettres que vous avez conservées, aux courriels que vous avez sauvegardés dans votre boîte électronique ?

Si vous conservez vos courriels, quelque part dans un disque rigide, les avez-vous imprimés ? Un courriel est-il équivalent à une lettre ? Ou s’agit-il de deux modes différents d’un même genre d’écrit ? Aujourd’hui, la fréquence, et la facilité avec laquelle on peut envoyer un bref message, un tweet, ou un courriel un peu plus long, ne réduisent-elles pas la valeur de la communication ?

D’autres questions surgissent : l’avènement de nouveaux modes de production et de transmission de la communication écrite entre personnes est-il en train de modifier l’art de la correspondance ? Et si, à votre avis, tel est le cas, qu’y gagnons-nous et qu’y perdons-nous au change ? poursuivre la lecture …

Un arrêt de quelques minutes au café…

Styloplume - Aurora 88
Au café, j’ai commencé à prendre des notes…

 

Huit heures trente le matin : j’étais debout, dodelinant dans le métro, le regard absent, alors que des idées et des souvenirs se sont mis à émerger discrètement des profondeurs et à flotter à la surface de la conscience.

Mercredi matin : à la sortie du métro, je prévois toujours un arrêt de quelques minutes au café avant de me rendre à ma session hebdomadaire de taï-chi…

J’avais l’occasion et un peu de temps pour écumer ces souvenirs, avant qu’ils ne s’échappent et se perdent dans les dédales de mes neurones. Au café, j’ai commencé à prendre de notes pour compléter la rédaction d’un article que je couve depuis des semaines.
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Je voulais tout simplement renouer avec le plaisir d’écrire à la main…

Reconstitution personnelle de vieux souvenirs de l'enfance... pupitre d'écolier, encrier, encre, plumes, porte-plume, papier buvard, coffre à crayons...
Reconstitution personnelle de vieux souvenirs de l’enfance… pupitre d’écolier, encrier, encre, plumes, porte-plume, papier buvard, coffre à crayons…

Rien n’est plus léger que de tenir une plume, ni plus heureux; les autres plaisirs sont éphémères, et leurs ravissements nocifs. La plume apporte la joie quand on la prend en main, et la satisfaction quand on la pose.

Pétrarque

Mes plus lointains souvenirs sont liés à l’écriture. J’ai toujours aimé écrire, tout comme j’ai toujours aimé lire. Néanmoins, le plus lointain souvenir que je puisse rappeler à la surface de la conscience est vague, imprécis : tracer des suites infinies de lettres sur des lignes dans un cahier d’écolier, avec une plume qu’on trempait dans l’encre. De grandes grosses lettres… aussi belles et parfaites que le bras et la main d’un enfant pouvaient le faire. Bien entendu, on tachait la page blanche du cahier de pratique et on se tachait les mains d’encre… Il fallait bien casser les œufs pour faire une omelette, n’est-ce pas?

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