Le temps fuit en voyage

J’ai de la peine à saisir que ce n’est que hier matin que nous attendions l’arrivée du TER qui nous a emmenés de Genève à Lyon.

Gare de Cornavin, à Genève, en attendant le TER Genève-Lyon

Nous avons l’impression de nous retrouver dans un tourbillon. Tout passe si vite. Et pas de temps pour en rendre compte.

Il y a deux jours, jeudi, nous avions appris en quittant notre hôtel pour aller explorer Genève, que c’était jour de fête à Genève. Tout, ou presque tout, était fermé: la plupart des services publics (sauf le transport en commun et le bureau du tourisme), les grands commerces, beaucoup de restaurants même. On aurait dit que les Genevois avaient abandonné la ville aux touristes.

C’est en après-midi, en faisant jasette avec deux Genevoises dans un café, que nous avons appris ce qu’était le Jeûne genevois : une journée pour se souvenir des heures difficiles que les générations anciennes ont vécues dans le passé, plus ou moins récent. Elles avaient autant de questions à notre égard que nous en avions au sujet de la Suisse d’aujourd’hui.

Au cours de cette conversation, elles nous ont donné de bonnes adresses où on peut manger sans dépenser une fortune à Genève. Plus tard, en fin d’après-midi, nous nous sommes donc rendus au premier restaurant qu’elles nous avaient recommandé : le Bain de Pâquis. À moins qu’un Genevois ne l’y ait conduit, c’est probablement par hasard, en déambulant sur la jetée que le touriste découvrira ce restaurant. Et même s’il se rend compte qu’il s’y trouve un restaurant, il n’y prêtera pas attention. Erreur! J’y ai dégusté un magnifique canard au poivre noir. Dans les restaurants qui longent les quais du Lac Léman, à quelques pas de là, on aurait dépensé au moins le double pour un repas tout aussi délicieux.

La pluie a passé pendant que nous dînions. Elle a forcé tout le monde à entrer à l’intérieur. Nous y avons partagé une table avec un groupe de jeunes gens, dont deux Québécois. Le jeune homme était de passage en visite chez ses amies, dont une est étudiante en relations internationales à Genève. Il est originaire du Bas du Fleuve et a travaillé à Ottawa au cours de l’été qui vient de se terminer. À son avis, Genève est bien. Une belle ville, quoique plus tranquille qu’Ottawa.

En sortant à l’extérieur, on a constaté que la pluie était passée. Le soleil la repoussait au loin dans les montagnes avec un balai en forme d’arc-en-ciel.

Notre séjour à Genève a été court.

On a beau avoir le temps devant soi, les horaires de voyage peuvent être aussi inflexibles que celui du milieu de travail.

Nous devions partir vendredi matin. Nous avions un rendez-vous vendredi soir et un autre samedi matin.

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