Le printemps du lotus

Lundi, le 13 avril

( extrait de journal )

Le lotus d'Orient
Le lotus d’Orient

Elles sont resplendissantes à la fin de l’été… jusqu’à ce que les jours deviennent plus courts que la nuit. Alors, les fleurs du lotus d’Orient se défraichissent, se fanent ; leurs belles grandes feuilles se froissent, se détachent, pourrissent dans l’eau, et leurs tiges fléchissent.

L’automne passe et l’hiver suit ; un frimas couvre le Lac de rêve, puis la glace enrobe les fruits des lotus ; une couverture de neige se dépose sur le Jardin de Chine, qui s’endort pendant de longs mois.

Le printemps revient, progressivement, découvre le Lac de rêve et révèle les fruits des lotus de l’année précédente.

Le Jardin de Chine reprend vie.

Prises dans une glace fondante, à la fin de l'hiver
Les fruits du lotus d’Orient, pris dans une glace fondante, à la fin de l’hiver
Dégel - Lac de rêve du Jardin de Chine
Dégel – Lac de rêve du Jardin de Chine
Pavillon de l'Amitié
Pavillon de l’Amitié

 

Le Plateau bourgeonne

Le printemps sur la rue Laurier

 

Montréal bourgeonne

Sur le Plateau
Sur le Plateau

Heureux que le printemps soit arrivé

Le début du printemps au Parc Lafontaine nb
En se chauffant la couenne sur le bord de l’étang du Parc Lafontaine

Heureux d’un printemps qui m’chauffe la couenne

Triste d’avoir encore une fois manqué un hiver

J’peux pas faire autrement ça m’fait d’la peine

On vit rien qu’au printemps l’printemps dure pas longtemps

Paul Piché, Heureux d’un printemps

 

en passant

Bord de route
à la volée

… d’un regard absent, en filant à toute vitesse sur le bord de l’autoroute, rien de significatif, rien de particulier à voir, des couleurs ternes de début de printemps, des roseaux asséchés, des jeunes vinaigriers qui envahissent l’espace, des arbres spectateurs en fond de scène,

un regard absent, une image saisie à la volée, sans prétention, sans vouloir dire quoi que ce soit, tout simplement pour le plaisir, pour la contemplation de la suite du monde…

toutefois, en y pensant un peu plus, comme ça, au cours d’un après-midi printanier… un projet de somnambule… un jour, à venir… peut-être… traduire l’image en forme de dessin…

Avril

Un arbre, des roseaux, des nuages
Un arbre, des roseaux, des nuages

recomposition du temps

surgissement
surgissement

chaleur énergique

sur des restes asséchés

verdure éclatante

réchauffement

Le dernier souffle de l'hiver
dernières traces

la neige s’estompe

des bourgeons toujours timides

renaissent au printemps

fascinante

tout simplement une fleur
tout simplement une fleur

Ligne de défense

Ligne de défense

Géométrie

Fer forgé
Fer forgé sur fond marbré

le corridor

Corridor
Corridor

le dos au passé

sens unique du présent

le futur qui s’ouvre

matin printanier

Dégel matinal
atmosphère de dégel

la neige brumasse

les racines se réchauffent

l’hiver se dissipe

La plage

La plage
La plage

Les vieux

Les vieux
Les vieux

Panne sèche

Les neurones fonctionnaient en mode ralenti ce matin-là, il y a quelques semaines, lorsque je suis parti, tôt le matin, pour me rendre à ma session hebdomadaire de tai chi taoïste.

Le regard absent...
Le regard absent devant la fenêtre…

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pas perdus

pavés
pavés

les entendez-vous

ces échos répercutés

les esprits nomades

passé antérieur

Passé antérieur
Passé antérieur

défaire la voie

recomposer le présent

prélude à l’oubli

Images de Rosemont — La Petite Patrie

Bellechasse et Saint-Laurent
Rue Bellechasse, coin Saint-Laurent

Il y a trois ans, j’ai quitté la région de la capitale fédérale, où je suis né et où j’ai vécu presque toute ma vie adulte. Au début de la retraite, j’ai déménagé mes pénates à Montréal. J’ai quitté une région que je connaissais très bien, à tous points de vue, pour me lancer à l’aventure dans un univers qui, bien qu’il ne m’était pas étranger, n’en demeurait pas moins très différent.

J’ai choisi de m’installer dans l’est de la ville, dans l’arrondissement de Rosemont — Petite-Patrie. Je cherchais un milieu au sein duquel je me sentirais chez-moi. Je ne me suis pas trompé.

Néanmoins, c’est tout un défi que d’adopter une nouvelle ville, surtout une ville aussi diversifiée et complexe que Montréal ; une ville qui évolue rapidement.

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Papillons en liberté

Couvert de pollen
Couvert de pollen

Chaque année, de la fin février jusqu’à la fin avril, le Jardin botanique de Montréal libère des centaines de papillons, d’une grande variété d’espèces, dans sa Grande serre. Cette année, les organisateurs de cette exposition très attendue nous proposent de porter notre attention sur les couleurs des papillons.

Il y a deux jours, les Amis du Jardin ont présenté un atelier d’une soirée en lien avec cette exposition. Cet atelier a permis aux curieux de mieux connaître ces merveilleuses petites bibites volantes, si attachantes, et si précaires.

La soirée a débuté avec une présentation d’une naturaliste de l’Insectarium, qui nous a expliqué d’où vient la palette des couleurs de ces papillons, qui nous ravissent et nous égaient. Ensuite, on a offert à la vingtaine de participants qui s’étaient inscrits à cet atelier le privilège d’aller les admirer dans la Grande serre, après l’heure de fermeture du Jardin, en début de soirée. La naturaliste nous a accompagné tout au long de la visite, pour répondre à nos questions et attirer notre attention sur des aspects qui échappent aux non-spécialistes que nous sommes.

coucou...
coucou…

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