réminiscences écossaises ( 2 )

Cercle de pierre de Stenness
Standing Stones of Stenness


Orcades ( Orkneys ), Écosse — le 31 août 1980

C’est par ces imposantes pierres que les esprits très anciens qui animent ce lieu nous parlent aujourd’hui.

On imagine les efforts que ces communautés néolithiques ont consacrés pour tailler, déplacer, élever et aligner cet ensemble des mégalithes du cercle de pierre de Stenness, situé dans les Orcades au nord de l’Écosse.

L’un des plus vieux monuments de l’humanité, ces pierres de grès se tiennent à l’attention depuis plus de cinq millénaires et témoignent de cette quête d’immortalité de l’humain.

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Quelques campings sur les Grandes Plaines de l’Ouest

Salina, Kansas – le 8 juin 2016

Cinq heures de route depuis Independence Missouri, incluant l’arrêt pour le lunch sur le bord de l’autoroute. Il fait chaud, très chaud, c’est sec et il vente, il vente très fort, un vent qui soulève la poussière ; mais on est bien à l’intérieur, à l’air climatisé.

Les préposés à l’accueil du camping à Salina, Kansas, nous disent que le mercure du thermomètre s’élèverait rapidement bien au dessus des 100 degrés F s’il n’y avait pas de vent.  On s’installe en milieu d’après-midi, avant l’arrivée de tous les autres voyageurs.

Le camping se remplit progressivement jusqu’en début de soirée. Sur le bord de l’autoroute I-70, au milieu des champs de blé. De passage pour une nuit ; une nuit chaude. On reprend la route tôt le lendemain matin, pour s’engager sur la Piste de Santa Fe.

Camping - Salina
Fin d’après-midi, bien installés à l’ombre, à Salina, Kansas ; en arrière-plan, les camions à remorque filent sur la I-70 vers l’est.

Dodge City, Kansas – les 9 et 10 juin 2016

Après un premier arrêt au cours de l’avant-midi à Pawnee Rock, le lunch à midi dans un restaurant mexicain à Larned, et une visite du site historique du Fort Larned National Historical Park, on file vers Dodge City. On passe la nuit au Gunsmoke RV Park.

Le lendemain, tôt le matin, il fait déjà chaud, très chaud, comme la journée précédente. On part visiter la ville : le Boot Hill Museum, une visite guidée des environs de la ville… ( pour les fans de Lucky Luke, les Dalton, ce n’est pas une fiction ; ils ont réellement existé ; on peut même visiter leur maison familiale à quelques km de distance, un peu plus à l’ouest de Dodge City ). Nous retournons au camping.

Camping - Gunsmoke RV Park
Tôt le matin, un employé nettoie la piscine devant le complexe d’accueil du Gunsmoke RV Park à Dodge City, Colorado.

Las Vegas, Nouveau Mexique – 13 juin 2016

En quittant, on pousuit vers l’ouest sur la US 50, jusqu’à La Junta, Colorado. Nous y passons deux nuits, puis nous filons à nouveau vers le sud, en direction de Santa Fe.

Une dernière halte d’une nuit au KOA, à Las Vegas, Nouveau Mexique, avant de se diriger le lendemain à Santa Fe. Le camping est bien situé sur une colline rocailleuse, mais boisée : un beau paysage montagneux devant notre emplacement. On ne sent pas la présence de l’autoroute 25, juste de l’autre coté de la colline.

Quelques jours plus tard, nous apprenons qu’il n’est pas rare d’y croiser des serpents à sonnettes ; puis, on nous informe par la suite qu’il n’y a plus d’eau au camping de Las Vegas. Nous comprenons alors pourquoi, bien que le camping soit bien entretenu, l’état des douches et des toilettes laisse néanmoins à désirer. Et je ne regrette pas d’avoir été prudent ; je n’y ai pas risqué de m’aventurer dans les sentiers environnants.

Camping - KOA Las Vegas NM
Au camping KOA de Las Vegas, Nouveau Mexique, perché sur un colline rocailleuse devant un paysage montagneux semi-désertique, enchanteur.

Pueblo, Colorado – le 25 juin 2016

Il n’y a qu’une heure et demi de route entre Las Vegas NM et Santa Fe. Nous nous arrêtons au Parc national historique de Pecos avant de nous diriger vers la capitale du Nouveau-Mexique, au pied des montagnes Sangre de Cristo. Nous y séjournons une dizaine de jours, avant de reprendre la route vers la nord… direction Laramie, Wyoming.

Un arrêt de quelques heures à Trinidad, Colorado — un lunch délicieux avant une visite du musée d’histoire locale — la Piste de Santa Fe, la découverte de métal, notamment le charbon, le développement de la ville, les luttes syndicales…

Halte d’une nuit, environ à mi-chemin, en bordure la I-25, près de Pueblo, Colorado. Il fait déjà moins chaud qu’à Santa Fe.

Conversation intéressante avec mon voisin de camping, qui est originaire de la région, mais qui vit aujourd’hui la moitié de l’année à Taos NM et l’autre moitié à Talahasse Floride.

Diane - Camping de South Pueblo
On peut entrevoir un camion sur l’autoroute I-25, en arrière-plan. L’hôtesse vous souhaite la bienvenue à la porte de son domicile sur roue.

Cheyenne, Wyoming – les 29 et 30 juillet 2016

De Pueblo, on roule vers le nord ; on traverse Denver, sans s’arrêter. On poursuit sur la I-25 jusqu’à Fort Collins. On s’engage ensuite sur la US 287, qui longe, pendant quelques instants, la rivière Cache la Poudre, un affluent de la South Platte.

On se retrouve dans les contreforts des Rocheuses ; en quelques minutes, on s’élève jusqu’à plus de 8 500 mètres avant de redescendre à Laramie. Une nuit, une journée à visiter Laramie, puis on file vers la capitale du Wyoming, Cheyenne.

Visite du Jardin botanique le matin ; lunch ; on entre, par curiosité, au Boot Barn, anciennement le magasin phare des jeans Wrangler ( achat d’une paire de jeans et d’un manteau d’hiver, en vente – une véritable aubaine ), suivie d’une visite au Cowgirls of the West Museum en après-midi, puis on se dirige vers le KOA de Cheyenne, à quelques km à l’ouest en bordure de la I-80.

Une deuxième nuit ; une journée complète immergé dans l’univers de l’épopée des trains dans l’Ouest américain ; lunch à l’Albany, à côté de l’ancienne gare de la Union Pacific. Vers la fin de la journée, on subit un orage, une véritable douche. Puis le temps se dégage pour la nuit.

Camping - Cheyenne
Au KOA de Cheyenne Wyoming : des installations minimales, mais un accueil chaleureux. La tempête passe au sud… au-delà de la I-80…

Cheyenne - camping koa

Le lendemain, on entreprend la traversée du Nebraska.

Six points de vue…

Jeudi, le 2 juin 2016

Une longue fainéantise dans les jardins du Jardin botanique du Missouri à Saint-Louis…

Le jardin ottoman, où s'adonner à la rêverie dans des temps très anciens
Le jardin ottoman, où s’adonner à la rêverie en des temps très anciens

 

Magnolia
Magnolia

 

Illumination sur la roseraie
Illumination sur la roseraie

 

Le jardin de buis
Le jardin de buis

 

Le jardin chinois
Le jardin chinois

 

Le jardin japonais, immense, dans tous les sens du terme...
Le jardin japonais, immense, dans tous les sens du terme…

Une flânerie sur Notre-Dame

Rue Atwater nb
La rue Atwater, à la croisée de Notre-Dame – 8 juin 2013

Depuis trois ans, j’arpente ma ville, celle que j’ai adoptée pour y vivre le reste de ma vie, Montréal.

Tout comme je l’ai fait partout où j’ai vécu depuis l’enfance et l’adolescence, je flâne dans la ville pendant de longues heures, à toutes les saisons. J’apprends à reconnaître des repères, le long de ses rues et ses ruelles. Je musarde dans ses parcs. Je lorgne toutes les coutures de ma ville, je la reluque, je la toise. Je cherche à découvrir les replis de son âme, à capter ses humeurs ; je me l’apprivoise.

Il y a deux ans, j’ai marché le long de la rue Notre-Dame, une des plus vieilles rues de Montréal, depuis le Marché Atwater jusqu’au Carré Viger — une promenade d’environ cinq kilomètres. À l’époque, je ne connaissais de ce parcours que son tracé dans le Vieux Montréal. Tout ce que je savais, c’est que c’était une des premières rues de Ville-Marie et, qu’avec le temps, on l’avait prolongée au-delà de ses murs, vers l’est et vers l’ouest.

Je ne connaissais rien, je ne connais toujours pas grand chose de l’histoire des quartiers que j’ai traversés, ce jour-là, au début du mois de juin : la Petite-Bourgogne, Griffintown, le Vieux-Montréal.

Je prenais mentalement note de l’apparence des édifices, tout en m’interrogeant sur ce que ces structures pouvaient me laisser deviner de leur histoire, de leur vécu. Je scrutais les rues transversales, pour entrevoir ce qu’elles pouvaient me révéler sur leur état.

Je me souvenais des mouvements de contestation qui s’étaient manifestés lorsque l’administration municipale avait amorcé des projets de « rénovation urbaine » dans ces secteurs au cours des années 1960-70.

Notre-Dame et Saint-Martin, dans la Petite-Bourgogne -- 8 juin 2013
Notre-Dame et Saint-Martin, dans la Petite-Bourgogne — 8 juin 2013

Le souvenir de ces événements attisaient ma curiosité. J’ai remarqué qu’on achevait ou qu’on était en train de construire ce qui m’apparaissait comme étant des développements relativement récents. On pouvait entrevoir, à chaque croisée des rues, des projets de nouveaux condos : des pancartes annonçaient que certaines unités étaient déjà en vente, tandis que d’autres étaient en phase de construction — phases 1, 2, 3…

Par ailleurs, sur la rue Notre-Dame même, il reste peu de terrains vagues. Toutefois, il me semblait que la série d’antiquaires, de restaurants, et d’autres commerces variés ne pouvaient pas être fréquentés par les « héritiers » des résidents qui demeuraient dans ces quartiers il y a encore une génération.

Il n’y avait pas beaucoup de gens sur la rue en cette fin d’après-midi, un samedi, alors que les nuages couvraient la ville comme une gigantesque boîte à lumière. Plus mes pas m’amenaient vers l’est, plus je ressentais une impression de vide : il se dégageait de ces scènes urbaines une allure d’espace abandonné, vacant.

Le vieux et le neuf, vus de Griffintown
Le vieux et le neuf, vus de Griffintown — 8 juin 2013

En passant les environs de l’École de technologie supérieure, j’ai présumé que c’était parce que les fantômes des quartiers d’autrefois s’étaient tus depuis longtemps. Il faut plus que de nouveaux édifices pour refaçonner une nouvelle âme des décombres des anciens. Il faut plus que de la volonté pour renaître.

Notre-Dame et McGill, là où se trouvaient les murs de la ville il y a plus de 200 ans.
La rue McGill, telle que vue du coin de Notre-Dame, là où se trouvaient les murs de la ville il y a plus de 200 ans — 8 juin 2013

Puis, rendu à la rue Berri, tout en me dirigeant vers la station de métro Berri-UQAM, je me suis rendu compte que c’était l’heure, pour moi aussi, de rentrer chez-moi, l’heure de transition entre le jour et la nuit, un samedi soir de juin.

Intérieurement, je me suis promis de revenir un jour retracer mes pas le long de ce même tracé — à une heure différente, une autre saison, dans le sens opposé. Cela reste à revoir.

Iowa – Le potager de l’Amérique

Des Moines et Madison County

Les 11 et 12 juin

Nous poursuivons notre cheminement sur la I-80 vers l’Ouest. Le paysage change dès qu’on s’éloigne des villes en périphérie de Chicago. Les petites fermes et les petits boisés du Michigan deviennent peu à peu un souvenir.

La plaine du Mid-West américain n’est pas un terrain plat; c’est plutôt une plaine vallonnée, très agréable à l’œil. À la limite ouest de l’Illinois, on enjambe le Mississippi qui a déjà l’allure d’un grand fleuve. On pénètre en Iowa, le potager de l’Amérique. C’est une région agricole avant tout, mais on y trouve aussi une activité industrielle, principalement liée à l’agro-alimentaire.

Il a beaucoup plu et le temps a été frais tout au long des mois de mai et juin partout en Amérique du Nord. Les champs n’absorbent plus l’eau des orages qui se succèdent de façon un peu déprimante.

Les distances sont longues. Nous passons la journée sur la route. Nous arrivons en fin d’après-midi à Des Moines. Le soleil fait une apparition dès que nous arrivons au terrain de camping. Les francophones d’Amérique tout autant que ceux d’Europe et d’Afrique ne reconnaîtront pas la façon dont les Américains prononcent le nom de la capitale de l’Iowa : Des Moines. Il est d’ailleurs difficile de le transcrire avec fidélité.


Samedi matin…

Nous sommes partis depuis plus d’une semaine. Il est temps d’aller faire notre marché pour remplir le garde-manger et le réfrigérateur : œufs, fromages, pain, fruits et légumes… Nous nous rendons donc au « Farmers’ Market », le marché des fermiers au cœur historique de la ville de Des Moines… une véritable fête qui attire plus de 15 000 personnes à chaque semaine. Il est difficile de trouver du stationnement.

La foule est dense. Le soleil suscite la bonne humeur, autant chez les producteurs que chez les clients. L’ambiance est festive. On jase avec les producteurs, on goûte, on se laisse tenter. Nous avons trouvé du bon « bacon » aromatisé aux bois de pommier, « un » bon fromage (un peu dispendieux toutefois), du pain artisanal, un miel délicieux. Et on découvre que les Québécois n’ont rien à envier aux gens de la place. Nous ne nous attendions pas à trouver les produits auxquels nous sommes habitués au Québec. Mais nous avons été surpris du peu de variété et de la qualité moyenne de la production locale en Iowa.

L’apiculteur prend le temps de jaser avec une cliente venue de loin

Dans un article qui a été publié il y a plus d’une centaine d’années sur l’art de voyager (reproduit dans L’Art de l’oisiveté), Hermann Hesse déplorait la mauvaise habitude de ses compatriotes de vouloir retrouver à l’étranger ce qu’ils ont pourtant laissé chez eux : exiger, par exemple, une bière ou de la saucisse à leur goût, en Sicile.

Toutefois, tout en demeurant ouvert d’esprit et en adoptant une attitude de curiosité, il est bien naturel de comparer. C’est à se demander comment, dans une nation qui se vante de la diversité de ses origines, composée de gens dont les ancêtres sont venus de toutes les régions du monde, on a pu oublier comment préparer la nourriture. On y affirme que le modèle du marché qui y domine est le plus efficace : où l’intérêt égoïste de l’un s’équilibre à celui de l’autre, pour offrir ce qu’il y a de mieux, au bénéfice des clients. Il faut bien constaté que le modèle est imparfait, puisque, aux États-Unis, il impose une uniformisation des goûts, un nivellement de la qualité par le bas, la facilité.


Samedi après-midi

Nous avons poursuivi notre exploration de l’univers rural de l’Iowa en visitant le site thématique du « Living History Farms ». Nous y avons passé un moment des plus instructifs et agréables.

Le site est situé au cœur de la région urbaine de Des Moines. Pourtant, dès qu’on franchit l’entrée au centre d’accueil, on a l’impression de se retrouver non seulement en campagne, mais aussi dans un autre siècle.

Après avoir passer du magasin général à l’apothicaire, et de la boutique de la modéliste à l’atelier d’imprimerie, parmi d’autres dans l’aire de la reconstitution d’un village rural typique de la fin du 19e siècle (1875), on se dirige vers l’univers des trois fermes de trois époques différentes : une ferme du 17e siècle, du peuple des Ioway, qui ont commercé avec les Français avec les coureurs de bois de la Nouvelle France jusqu’à l’arrivée des Américains à la fin du 18; une deuxième ferme, des années 1850 des premiers colons américains, et une troisième, un demi-siècle plus tard, des descendants de ces colons.

Reconstitution : la rue principale du Village de Walnut Hill, vers 1875

Ce qui nous a le plus impressionné de cette visite, c’est le souci pédagogique qui anime cette entreprise. Tout ce qu’on y montre est le résultat de recherches historiques sérieuses et bien documentées.

Plusieurs conversations avec les guides-animateurs (docent), qui nous expliquent la vie quotidienne des gens il y a quelques siècles, nous ont révélé qu’ils et elles sont des diplômés de sciences humaines, surtout en histoire. Ils sont employés à plein temps, toute l’année, et non pas seulement pendant la saison touristique.

Au cours de l’année scolaire, ils vont dans les écoles de la région, animent des conversations entre des jeunes et des personnes âgées, afin de stimuler le partage des expériences et de rendre vivante cette transmission des connaissances sur le passé.

Le bureau de poste était situé dans le magasin général. On y trouvait de tout et on y venait non seulement pour acheter ce qu’il fallait, mais aussi pour y jaser, prendre des nouvelles. C’est notre point de départ dans le village et les environs

Les ponts de Madison County

Dimanche matin…

Le temps était incertain lorsque nous avons entrepris une activité typique du dimanche : laisser couler le temps, lentement, faire une randonnée en automobile pour visiter les ponts de Madison County.

Madison County, le dimanche, c’est tranquille. Comme dans le film de Clint Eastwood, qui le mettait en vedette avec Meryl Streep.

Les ponts couverts de Madison County ont été bien conservés. Et ils attirent beaucoup de visiteurs, ce qui suscite une activité économique qu’on apprécie dans la région. Nous ne sommes pas les seuls à les avoir visités ce jour-là.

Il faut bien avouer que ces ponts conservent un cachet bien romantique. Mais ce n’est pas leur seule valeur et la Chambre de commerce locale du chef-lieu du comté le sait bien. Ils ont acquis, grâce à la popularité inattendue du film, une valeur commerciale. On n’aura pas avantage à les abandonner, à les laisser dépérir.

Il n’y a pas beaucoup d’activité à Winterset le dimanche matin, même au début de la saison touristique. Un service religieux… à deux pas de la maison natale de John Wayne. Puisque Winterset, le chef-lieu du comté, est aussi le village natal de John Wayne. Celui-ci attire tout autant les visiteurs que les ponts d’ailleurs. Mais ce n’est pas la même clientèle.

Il est intéressant d’observer le contraste entre les deux modèles d’homme que représentent John Wayne et Clint Eastwood : deux générations différentes, mais encore plus, deux systèmes de valeurs. L’agent en service au bureau d’information touristique de Winterset nous a confié qu’il pouvait d’ailleurs reconnaître, avant même qu’ils s’identifient, les touristes intéressés à l’un plutôt qu’à l’autre, entre John Wayne d’une part et les « fans » de Clint Eastwood.

Ceux qui ont vu le film se souviendront d’une scène dans un restaurant où le personnage de Clint Eastwood se lève sans terminer son café pour protester contre l’esprit mesquin des gens de la place. Nous y avons pris notre repas du midi. Une dame d’un âge respectable a dit à ma conjointe : « You’re so young… For you, it’s Clint Eastwood… John Wayne is more my type of man. »

Le film « The Bridges of Madison County » est basé sur un roman, qui raconte une histoire dont certains soutiennent qu’elle est vraie. C’est d’ailleurs presque un reportage autant qu’un roman. Le personnage que joue Clint Eastwood dans le roman aurait existé. Le personnage de la femme, Francesca, que joue Meryl Streep, aurait aussi existé. C’est un tableau bien fidèle de l’Amérique de l’époque des années 60 …

Finalement, le soleil a parfois percé les nuages au cours de la journée. Parfois, il est tombé quelques goûtes, sans nous importuner toutefois. Nous nous attendions à une randonnée bien ordinaire. Une journée pour faire de la photo… Ce fut aussi une journée très instructive.