Dernière journée à Lyon — visite de la Croix Rousse en matinée…

Mercredi 13 octobre, Lyon :

un retour aux sources des mouvements ouvriers modernes en Occident

C’était notre dernière journée complète en France. Rappelons qu’il y avait grève générale ce jour-là en France.

Nous décidons de visiter le quartier de la Croix Rousse en matinée. Une visite opportune en quelque sorte, étant donné le climat social en France.

La Croix Rousse, vue de la rive droite du Rhône…
toute une colline à monter.

 Lire la suite ...Ils s’y connaissent en France, et spécialement à Lyon, mais aussi dans d’autres villes françaises, en matière de résistance aux pouvoirs établis. L’histoire sociale de la Croix Rousse, « la colline qui travaille », et de l’industrie du tissage de la soie en particulier en témoigne.

Nous remontons donc la colline de la Croix Rousse jusqu’à la Maison des Canuts. On y trouve un musée et une boutique. Des visites guidées permettent au visiteur de s’introduire à l’histoire de la fabrication de la soie à Lyon, de voir le fonctionnement des métiers à tisser Jacquard, et de mieux connaître l’histoire du quartier de la Croix Rousse et de ses habitants.

C’est une histoire à connaître et qui, lorsqu’on la connait, nous permet de mieux comprendre le présent. Le courant de l’histoire n’est pas uniforme. Parfois, il ralentit. Parfois même, il peut changer d’orientation. Il peut même régresser. Mais ça, c’est un tout autre sujet.

La fabrication de la soie était devenue, à la fin du 18e siècle, un véritable processus industriel. Plusieurs gens de métier y participaient, avec chacun son rôle dans une série d’interventions, une forme de chaîne industrielle. Il y a ceux qui fabriquaient le fil de soie, un processus en soi, ceux qui dessinent les motifs des tissus et ceux qui en programment l’exécution sur le métier en traduisant les dessins sur des cartes perforées… et ainsi de suite.

Le métier à tisser Jacquart, photos ci-contre, est une innovation importante par rapport aux métiers antérieurs. Il permettait à un seul tisserand de le manipuler. Il combinait plusieurs techniques qui existaient antérieurement, dont celle de la carte perforée.

Il suffirait d’y conjuguer, progressivement, le long des décennies, sur deux siècles la technologie de la machine à vapeur, à celles de l’électricité et plus tard, de l’informatique…

La visite terminée… un passage à la boutique, où on peut passer autant de temps que nécessaire à examiner un échantillon des meilleures productions des artisans de la Croix Rousse… puis, nous sommes retournés sur nos pas, afin d’amorcer la descente vers la presqu’ile de Lyon… Il est déjà midi. Nous nous arrêtons à la Brasserie des écoles, au 27 de la Place de la Croix Rousse. Bien entendu, nous ne vous la recommanderions pas si nous n’avions pas trouvé un repas et une ambiance très agréable.
 
Pour redescendre vers le centre de Lyon, via la Place des Terreaux, nous avons traversé le réseau des Traboules… les passages qui traversaient les immeubles situées sur la pente de la Croix Rousse et qui constituaient des raccourcis pour les ouvriers qui la grimpaient pour se rendre à leur atelier.

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