La traversée du Long Island Sound

Les phares du détroit de Long Island entre Orient Point,
à l’extrémité du bras nord-est de Long Island,
jusqu’à New London, Connecticut,
le 4 septembre 2018.

Il fait beau et chaud aujourd’hui.
Embarquez sur le traversier avec nous.
La brise est rafraîchissante …

En attente pour embarquer sur le traversier à Orient Point sur Long Island, alors que le précédent traversier vient de quitter le quai en direction de New London CT

il faut d’abord passer entre le phare de Orient Point et Plum Island, où on aperçoit un autre phare, abandonné celui-là, …

Le phare de Orient Point, entre Long Island et Plum Island

puis, au milieu du détroit, à l’horizon, le phare de Race Rock, sur un rocher qui pointe au dessus de la surface de l’eau …

Le phare de Race Rock, tout près de Fishers Island, au centre du détroit de Long Island

environ trois quarts d’heure plus tard, arrivant bientôt à New London, le phare de New London Ledge, lui aussi perché sur un rocher…

Le phare de New London Ledge, qui guide les navigateurs à l’entrée de la rivière Connecticut

enfin, la traversée se termine lorsqu’on passe devant le phare du havre de New London …

Le phare de New London Harbour, à l’entrée de New London





réminiscences écossaises ( 2 )

Cercle de pierre de Stenness
Standing Stones of Stenness


Orcades ( Orkneys ), Écosse — le 31 août 1980

C’est par ces imposantes pierres que les esprits très anciens qui animent ce lieu nous parlent aujourd’hui.

On imagine les efforts que ces communautés néolithiques ont consacrés pour tailler, déplacer., élever et aligner cet ensemble des mégalithes du cercle de pierre de Stenness, situé dans les Orcades au nord de l’Écosse.

L’un des plus vieux monuments de l’humanité, ces pierres de grès se tiennent à l’attention depuis plus de cinq millénaires et témoignent de cette quête d’immortalité de l’humain.

 

 

 

 

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Quelques campings sur les Grandes Plaines de l’Ouest

Salina, Kansas – le 8 juin 2016

Cinq heures de route depuis Independence Missouri, incluant l’arrêt pour le lunch sur le bord de l’autoroute. Il fait chaud, très chaud, c’est sec et il vente, il vente très fort, un vent qui soulève la poussière ; mais on est bien à l’intérieur, à l’air climatisé.

Les préposés à l’accueil du camping à Salina, Kansas, nous disent que le mercure du thermomètre s’élèverait rapidement bien au dessus des 100 degrés F s’il n’y avait pas de vent.  On s’installe en milieu d’après-midi, avant l’arrivée de tous les autres voyageurs.

Le camping se remplit progressivement jusqu’en début de soirée. Sur le bord de l’autoroute I-70, au milieu des champs de blé. De passage pour une nuit ; une nuit chaude. On reprend la route tôt le lendemain matin, pour s’engager sur la Piste de Santa Fe.

Camping - Salina
Fin d’après-midi, bien installés à l’ombre, à Salina, Kansas ; en arrière-plan, les camions à remorque filent sur la I-70 vers l’est.


Dodge City, Kansas – les 9 et 10 juin 2016

Après un premier arrêt au cours de l’avant-midi à Pawnee Rock, le lunch à midi dans un restaurant mexicain à Larned, et une visite du site historique du Fort Larned National Historical Park, on file vers Dodge City. On passe la nuit au Gunsmoke RV Park.

Le lendemain, tôt le matin, il fait déjà chaud, très chaud, comme la journée précédente. On part visiter la ville : le Boot Hill Museum, une visite guidée des environs de la ville… ( pour les fans de Lucky Luke, les Dalton, ce n’est pas une fiction ; ils ont réellement existé ; on peut même visiter leur maison familiale à quelques km de distance, un peu plus à l’ouest de Dodge City ). Nous retournons au camping.

Camping - Gunsmoke RV Park
Tôt le matin, un employé nettoie la piscine devant le complexe d’accueil du Gunsmoke RV Park à Dodge City, Colorado.


Las Vegas, Nouveau Mexique – 13 juin 2016

En quittant, on pousuit vers l’ouest sur la US 50, jusqu’à La Junta, Colorado. Nous y passons deux nuits, puis nous filons à nouveau vers le sud, en direction de Santa Fe.

Une dernière halte d’une nuit au KOA, à Las Vegas, Nouveau Mexique, avant de se diriger le lendemain à Santa Fe. Le camping est bien situé sur une colline rocailleuse, mais boisée : un beau paysage montagneux devant notre emplacement. On ne sent pas la présence de l’autoroute 25, juste de l’autre coté de la colline.

Quelques jours plus tard, nous apprenons qu’il n’est pas rare d’y croiser des serpents à sonnettes ; puis, on nous informe par la suite qu’il n’y a plus d’eau au camping de Las Vegas. Nous comprenons alors pourquoi, bien que le camping soit bien entretenu, l’état des douches et des toilettes laisse néanmoins à désirer. Et je ne regrette pas d’avoir été prudent ; je n’y ai pas risqué de m’aventurer dans les sentiers environnants.

Camping - KOA Las Vegas NM
Au camping KOA de Las Vegas, Nouveau Mexique, perché sur un colline rocailleuse devant un paysage montagneux semi-désertique, enchanteur.


Pueblo, Colorado – le 25 juin 2016

Il n’y a qu’une heure et demi de route entre Las Vegas NM et Santa Fe. Nous nous arrêtons au Parc national historique de Pecos avant de nous diriger vers la capitale du Nouveau-Mexique, au pied des montagnes Sangre de Cristo. Nous y séjournons une dizaine de jours, avant de reprendre la route vers la nord… direction Laramie, Wyoming.

Un arrêt de quelques heures à Trinidad, Colorado — un lunch délicieux avant une visite du musée d’histoire locale — la Piste de Santa Fe, la découverte de métal, notamment le charbon, le développement de la ville, les luttes syndicales…

Halte d’une nuit, environ à mi-chemin, en bordure la I-25, près de Pueblo, Colorado. Il fait déjà moins chaud qu’à Santa Fe.

Conversation intéressante avec mon voisin de camping, qui est originaire de la région, mais qui vit aujourd’hui la moitié de l’année à Taos NM et l’autre moitié à Talahasse Floride.

Diane - Camping de South Pueblo
On peut entrevoir un camion sur l’autoroute I-25, en arrière-plan. L’hôtesse vous souhaite la bienvenue à la porte de son domicile sur roue.


Cheyenne, Wyoming – les 29 et 30 juillet 2016

De Pueblo, on roule vers le nord ; on traverse Denver, sans s’arrêter. On poursuit sur la I-25 jusqu’à Fort Collins. On s’engage ensuite sur la US 287, qui longe, pendant quelques instants, la rivière Cache la Poudre, un affluent de la South Platte.

On se retrouve dans les contreforts des Rocheuses ; en quelques minutes, on s’élève jusqu’à plus de 8 500 mètres avant de redescendre à Laramie. Une nuit, une journée à visiter Laramie, puis on file vers la capitale du Wyoming, Cheyenne.

Visite du Jardin botanique le matin ; lunch ; on entre, par curiosité, au Boot Barn, anciennement le magasin phare des jeans Wrangler ( achat d’une paire de jeans et d’un manteau d’hiver, en vente – une véritable aubaine ), suivie d’une visite au Cowgirls of the West Museum en après-midi, puis on se dirige vers le KOA de Cheyenne, à quelques km à l’ouest en bordure de la I-80.

Une deuxième nuit ; une journée complète immergé dans l’univers de l’épopée des trains dans l’Ouest américain ; lunch à l’Albany, à côté de l’ancienne gare de la Union Pacific. Vers la fin de la journée, on subit un orage, une véritable douche. Puis le temps se dégage pour la nuit.

Camping - Cheyenne
Au KOA de Cheyenne Wyoming : des installations minimales, mais un accueil chaleureux. La tempête passe au sud… au-delà de la I-80…

Cheyenne - camping koa

Le lendemain, on entreprend la traversée du Nebraska.

Un voyage dans le temps

Imaginez : il y a environ mille ans, dans la région de Saint-Louis, une ville plus imposante et grande que Londres à la même époque !

On estime qu’environ 20 000 personnes habitaient cette ville, Cahokia, et que celle-ci était entourée de plusieurs agglomérations de moindre importance dans un rayon d’une centaine de kilomètres, à l’est du Mississippi, là où le Missouri coule dans le grand fleuve. Cette ville n’est pas imaginaire ; elle a bel et bien existé.

Depuis plus de trois cents ans, les Français d’abord, puis les Anglais et les Américains par la suite, ne cessent de s’interroger sur la présence de centaines, voire de milliers d’ouvrages en terre, dont certains sont de grande magnitude, disséminés sur l’ensemble des territoires de l’Ohio, de l’Indiana et de l’Illinois. Qui a érigé ces ouvrages ? Pour quelles fins ?

Serpent Mound, Ohio
Serpent Mound, près de Peebles, Ohio : les sinuosités du Serpent indiquent les temps de l’année astronomique — le rythme annuel des équinoxes et solstices, ainsi que des emplacement des levers et des couchers de la lune au cours des saisons…

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Hochelaga

Hochelaga
Hochelaga, 11 mai 2013

Ce n’est que tout récemment que j’ai appris que le peintre québécois Marc-Aurèle Fortin avait consacré beaucoup d’attention au paysage urbain de Montréal. Au cours des années 20 et 30, il a peint plusieurs tableaux sur le port de Montréal et sur le quartier Hochelaga.

Dans ses tableaux sur Hochelaga, on reconnait facilement la silhouette de l’église de la Nativité de la Sainte-Vierge, le chemin de fer qui délimite le quartier à l’est, les silos de grain sur le bord du fleuve, les montagnes au loin, à l’horizon, sur la rive sud du fleuve et, dans certains tableaux, l’ensemble de la cour de triage d’Hochelaga.

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Marc-Aurèle Fortin, Paysage à Hochelaga, 1929 ( Musée des beaux-arts du Canada )

Il y a une centaine d’années, l’ile de Montréal n’était pas encore complètement urbanisée. Une grande partie du territoire de l’ile était encore champêtre. Les tableaux de Fortin en témoignent.

Il y a deux ans, j’ai tenté de retrouver les points de vue dont Fortin aurait pu se servir pour peindre ses paysages. Peine perdu. Les points saillants demeurent : les clochers des églises, les silos à grain, les clochers et les montagnes au loin, de l’autre côté du fleuve… Mais, il ne reste plus rien des champs qui entouraient Hochelaga à l’époque.

Ancienne gare de triage Hochelaga
Ancienne gare de triage Hochelaga, 4 mai 2013

Église Nativité de la Sainte-Vierge d'Hochelaga
Église Nativité de la Sainte-Vierge d’Hochelaga, 4 avril 2013

Le printemps du lotus

Lundi, le 13 avril

( extrait de journal )

Le lotus d'Orient
Le lotus d’Orient

Elles sont resplendissantes à la fin de l’été… jusqu’à ce que les jours deviennent plus courts que la nuit. Alors, les fleurs du lotus d’Orient se défraichissent, se fanent ; leurs belles grandes feuilles se froissent, se détachent, pourrissent dans l’eau, et leurs tiges fléchissent.

L’automne passe et l’hiver suit ; un frimas couvre le Lac de rêve, puis la glace enrobe les fruits des lotus ; une couverture de neige se dépose sur le Jardin de Chine, qui s’endort pendant de longs mois.

Le printemps revient, progressivement, découvre le Lac de rêve et révèle les fruits des lotus de l’année précédente.

Le Jardin de Chine reprend vie.

Prises dans une glace fondante, à la fin de l'hiver
Les fruits du lotus d’Orient, pris dans une glace fondante, à la fin de l’hiver

Dégel - Lac de rêve du Jardin de Chine
Dégel – Lac de rêve du Jardin de Chine

Pavillon de l'Amitié
Pavillon de l’Amitié

 

Papillons en liberté

Couvert de pollen
Couvert de pollen

Chaque année, de la fin février jusqu’à la fin avril, le Jardin botanique de Montréal libère des centaines de papillons, d’une grande variété d’espèces, dans sa Grande serre. Cette année, les organisateurs de cette exposition très attendue nous proposent de porter notre attention sur les couleurs des papillons.

Il y a deux jours, les Amis du Jardin ont présenté un atelier d’une soirée en lien avec cette exposition. Cet atelier a permis aux curieux de mieux connaître ces merveilleuses petites bibites volantes, si attachantes, et si précaires.

La soirée a débuté avec une présentation d’une naturaliste de l’Insectarium, qui nous a expliqué d’où vient la palette des couleurs de ces papillons, qui nous ravissent et nous égaient. Ensuite, on a offert à la vingtaine de participants qui s’étaient inscrits à cet atelier le privilège d’aller les admirer dans la Grande serre, après l’heure de fermeture du Jardin, en début de soirée. La naturaliste nous a accompagné tout au long de la visite, pour répondre à nos questions et attirer notre attention sur des aspects qui échappent aux non-spécialistes que nous sommes.

coucou...
coucou…

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Le Jardin Lauritzen

Omaha (2)

Le 15 juin 2011

Mes recherches préparatoires à notre traversée de l’Amérique à l’été 2011, m’avaient laisser comprendre qu’il faudrait plusieurs journées pour faire le tour de la ville d’Omaha. Les contraintes que nous imposait notre itinéraire ne nous permettaient pas d’y rester plus de deux jours. Il fallait donc choisir. La journée s’annonçait ensoleillée et chaude au début de cette deuxième journée : une excellente journée pour aller faire de la photo au jardin botanique.

Le Lauritzen Gardens est un jardin récent. On y célébrait le dixième anniversaire lorsque nous nous y sommes promenés. C’est donc une œuvre inachevée, en devenir.

Il y avait un peu de vent ce jour-là. Difficile de faire de la photographie en plan rapproché à main levée, mais tout de même possible.

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